Dans les documents administratifs, on rencontre souvent la mention de « traducteur assermenté ». Dans les offres d’emploi également, des entreprises recherchent des traducteurs assermentés. Des questions assez intéressantes se posent alors : Qu’est-ce qu’un traducteur assermenté ? Qu’est-ce qui le différencie d’un simple traducteur ? Que signifie réellement l’adjectif « assermenté » ?

Traducteur assermenté

Cette expression est constituée de deux mots bien distincts. Il s’agit d’abord du mot « traducteur », et on sait tous ce qu’un traducteur fait en général. Un traducteur tout court est une personne qui maîtrise au moins deux langues différentes, et quand on dit « maîtrise », il ne s’agit pas uniquement d’avoir des connaissances basiques, il s’agit d’avoir des connaissances approfondies, et ce des deux langues, c’est-à dire de la langue source et de la langue cible. Le travail d’un traducteur consiste à traduire des textes d’une langue à une autre, tout en respectant toute règle de grammaire, de vocabulaire et de syntaxe de la langue cible. Le travail d’un traducteur requiert l’application de plusieurs techniques de traduction, qui varient généralement selon les organisations et les langues mêmes. Voilà donc ce qui concerne le premier mot « traducteur ». Et qu’en est-il du deuxième mot « assermenté » ? Que signifie le verbe « assermenter » ? Ce mot signifie lier par un serment. Donc, une personne assermentée prête un serment sur quelque chose. Et pour un traducteur assermenté, il prête serment pour quoi ? En fait, un traducteur assermenté est un traducteur expert, qui a prêté serment auprès de la Cour d’Appel, s’engageant à consacrer de son temps pour des fins judiciaires, et de faire usage de ses expériences et de ses connaissances pour le compte de la justice. Le traducteur assermenté ne fait pas partie de la Cour d’Appel, il y travaille en tant qu’auxiliaire de justice indépendant.

Comment se passe son travail ?

Le traducteur assermenté travaille sur une multitude de documents d’ordre administratif et juridique auprès de la Cour d’Appel ou pas. Il se charge donc de la traduction de documents de ce type. Plusieurs catégories de personnes peuvent faire appel à un traducteur assermenté : les diverses juridictions et administrations, les professionnels de la justice, à savoir les avocats, les huissiers et les notaires, ainsi que des particuliers ou encore des sociétés diverses. Donc, quand les traducteurs assermentés ne travaillent pas pour le compte de la justice, ils peuvent très bien travailler pour des particuliers et des entreprises. En effet, ces traducteurs sont habilités à produire des traductions certifiés des documents à caractère officiel, tels que les différents actes d’état civil, les permis de conduire, les diplômes, les relevés de notes, etc. Et pour les sociétés, ils sont habilités à traduire les documents juridiques, notamment les statuts. Il est bon de savoir que certaines organisations, telles que le Ministère des Affaires Européennes et Etrangères, requièrent que tous les documents traduits qui passent par elles doivent être certifiés par un traducteur assermenté. Pour son rôle au sein de la Cour, le traducteur assermenté est nommé pour cinq ans renouvelables. Il est attitré traducteur assermenté dans toute la France.

Comment devenir traducteur assermenté ?

Il est important de savoir que le poste de traducteur assermenté est très convoité par les traducteurs. La concurrence à la candidature est alors très forte. Ce poste ne demande aucune formation ou diplôme bien déterminé. Néanmoins, la maîtrise d’une langue étrangère, surtout parmi les langues les plus sollicitées, est naturellement conseillée. Egalement, pour postuler à ce poste, il faut avoir de l’expérience ne traduction. Toutefois, l’éducation et l’expérience professionnelle ne sont pas les seuls critères examinés. Les candidats doivent être dotés de qualité indispensable. Ils doivent être dotés d’un sens moral, et doivent aussi être indépendants et impartiaux. Leur disponibilité compte aussi beaucoup. Ils doivent être disposés à travailler de suite lorsque la Cour ou les professionnels de justice font appel à eux.