Pour être traducteur assermenté, on doit passer par quelques étapes. Mais avant de le devenir, il faudrait tout de même savoir dans quoi on va s’embarquer. C’est-à-dire, la mission exacte de ce métier. Il est également important de se renseigner sur la formation à suivre afin d’exercer ce rôle. Aussi, on doit être certain qu’on est vraiment fait pour le métier.

Mission d’un traducteur assermenté

Un traducteur assermenté a la particularité de s’occuper de la traduction de tous les documents officiels, il peut notamment s’agir d’une traduction juridique. Ses services sont autant destinés aux professionnels qu’aux particuliers. Son travail est assez spécifique puisque les documents à traduire doivent être attestés conformes. Dans la majorité des cas, cette conformité est exigée par un organisme national ou étranger. Par exemple, on fait appel à un traducteur assermenté pour traduire les passeports, les certificats de mariage, de naissance ou de divorce. On sollicite également cet expert pour traduire les diplômes ou les décisions judiciaires. De nos jours, les professionnels qui sont à la recherche d’une authentification de leurs documents font appel à un traducteur assermenté. Bien que ce ne soit pas obligatoire, cela améliore l’image des entreprises. Un traducteur assermenté peut travailler au sein d’une agence de traduction.

Les étapes à suivre pour devenir traducteur assermenté

Pour exercer en tant que prestataire de traduction dans le cadre d’une traduction assermentée. On doit passer par quatre étapes :

– Étape 1 : on ne peut pas être traducteur assermenté sans être un traducteur professionnel. Comme tous les autres traducteurs, on doit maîtriser une langue étrangère au minimum. Pour augmenter ses chances, on doit avoir suivi une formation universitaire. C’est-à-dire un niveau Bac+5 en langues étrangères et ainsi être un traducteur professionnel.

– Étape 2 : si on vient juste d’avoir son diplôme de traducteur-interprète, on doit tout faire pour acquérir de l’expérience. Pour cela, on postule chez une agence de traduction professionnelle. De cette façon, on accumule les missions et on est plus apte à traiter divers contextes. Une belle manière de développer son expérience.

– Étape 3 : avec de l’expérience, il est temps de déposer sa candidature auprès de Procureur de la République. Le dossier de postulation est à retirer bien en avance, au tout début de l’année. Pour cela, on se rend auprès du Tribunal de grande Instance de sa circonscription. Le dossier est à remplir avec une grande attention afin de se mettre en valeur, ou plus précisément, se vendre. Le dossier doit être fait en trois exemplaires et envoyé au Procureur de la République. On doit par la suite passer par une enquête de moralité. Elle est effectuée par la police. Diverses informations sont également à vérifier, ce qui nécessite une convocation auprès du commissariat de police. Il arrive même qu’on doive réaliser un complément d’enquête auprès du Tribunal de Grande Instance. Enfin, la police se chargera de l’envoi du dossier de candidature à la Cour d’appel avec comme titre : Traducteur Interprète Assermenté.

– Étape 4 : s’il est recommandé de déposer sa candidature au début de l’année, c’est que la réponse n’est disponible qu’en fin d’année. Si elle a été acceptée, alors le candidat est convoqué par la Cour d’Appel afin de prêter serment. On obtient ainsi le titre officiel de Traducteur Assermenté qui est renouvelable après 5 ans.

Comment savoir si on est qualifié pour la fonction ou non ?

Pour être traducteur assermenté, il faut bien sûr avoir certaines qualités. ll faut avant toute chose faire preuve de droiture. Ensuite, on ajoute à cela le professionnalisme et le sérieux. On doit être quelqu’un qui prête attention aux détails. Ce n’est pas un travail à prendre à la légère. Il est également essentiel de savoir respecter les institutions et s’intéresser grandement aux relations humaines.